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Las telas pueden también ser río (2023)

(Vers. ESP / FRN)

Este poso audiovisual empezó como la cartografía sensible de mi sensualidad. Sensualidad en el sentido en el que se implican los sentires, y ¡qué bueno que es sentir! Esta obra inició como "una tela que suda" (como le llamaba), me interesaba la posibilidad plástica de los hilos de absorber, recordar o repeler, y de contener un algo.

Así me fijé en los entramados del cuerpo (que podrían ser los mismos de las telas), en cómo éste está interconectado con sigo mismo, y es sabio y es diálogo entre las células, órganos, y fibras que nos componen. "Todo vibra" me dije, porque estamos en movimiento, porque sonamos, porque escuchamos.

El resultado es una video-instalación de un paisaje de pieles, porosidades y elementos conviviendo y velando(se) entre sí desde su elasticidad plástica, táctil, y sensual. Se trata de dos videos de vahos, cuerpos no-humanos, y esculturas mojadas proyectados sobre el concreto de la pared y sobre telares tejidos con hilo de papel. Creando una espacialidad en dónde navegar esa agua/sudor/río junto a paisajes sonoros.

Los audios los hicimos en colaboración de Maria Alejandra Cuberos, Artista sonora e Ingeniera de sonido. Bogotá, Colombia.

Ce sédiment audiovisuel a commencé comme la cartographie sensible de ma sensualité. La sensualité au sens où les ressentis s'impliquent, et qu’il est bon de ressentir ! Cette œuvre a débuté comme « une toile qui sue » (comme je l’appelais) ; je m’intéressais à la capacité plastique des fils à absorber, se souvenir ou repousser, et à contenir un quelque chose.

C’est ainsi que j’ai porté mon attention sur les trames du corps (qui pourraient être les mêmes que celles des tissus), sur la manière dont celui-ci est interconnecté avec lui-même : il est sage, il est un dialogue entre les cellules, les organes et les fibres qui nous composent. « Tout vibre », me suis-je dit, parce que nous sommes en mouvement, parce que nous écoutons, parce que nous résonnons.

L’atmosphère créée par cette vidéo-installation est celle d’un paysage de peaux, de porosités et d’éléments cohabitant et se voilant entre eux depuis leur élasticité complice, tactile et sensuelle. Il s’agit de deux vidéos de buées, de corps-non-humains et de sculptures mouillées, projetées sur le béton du mur et sur des tissages de fil de papier. 'ensemble crée une spatialité où l'on navigue dans cette eau/sueur/rivière, accompagnée de paysages sonores.

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© Daniela Ibáñez Mosquera, 2020. Bogotá, Colombia

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