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De un hilar, de un telar, de un hablar.

De pelos, burbujas, algodón y nieve. De uñas, cera, ceniza y vientos.

De poros, tejidos, sentidos y cuerpos. 

Me siento vasija, me siento agua y me siento tiempo. En búsqueda de mi fertilidad, ¿qué necesito? un sistema de riego...

Hablo y hago arte desde la porosidad de mi piel, desde lo que quedó como residuo y está a punto de regenerarse; cuando me susurran “frotar” y se me despierta en caricia un lugar en donde fibra por fibra se van reuniendo nudos de recordación; absorber, caer, fusionar, unir, tensionar, romper; todos actos muy corpóreos. 

¿Será que nuestra ardua investigación artística acerca de la materia, no es más que un deseo profundo por develar verdades sobre nuestro propio cuerpo? Ésta es la pregunta que ha inundado mi investigación, que brota en escultura, en arte vivo, en performance; ellas (éstas) nacen, emanan, y gritan a los sentidos, les urge que reconozcamos al cuerpo como entramado inicial de sabiduría y conocimiento. 

 

Como al cuerpo, las propuestas expositivas que realizo piden una presencia integral; éstas deben ser activadas. Genero espacios que estudian la posibilidad de vida.  Y, como es a la vida la muerte, la cercanía de esta práctica artística me enseña sobre el cambio, las tensiones, la respiración, el cansancio. Mis proyectos son cartografías íntimas del movimiento, cada uno tiene una metodología propia, así, el arte intocable y lejano cae, y el verdadero espacio encuentra cuna en lo táctil del arte vivo.

« Je parle et je fais de l’art depuis la porosité de ma peau, depuis ce qui est resté comme résidu et s'apprête à se régénérer ; quand on me murmure "frotter", un lieu s'éveille en moi comme une caresse, où fibre par fibre se rassemblent des nœuds de souvenance ; absorber, tomber, fusionner, unir, tensionner, rompre ; tous des actes très corporels.

 

Se pourrait-il que notre ardente recherche artistique sur la matière ne soit rien d'autre qu'un désir profond de dévoiler des vérités sur notre propre corps ? C’est cette question qui a inondé ma recherche, qui jaillit en sculpture, en art vivant, en performance ; celles-ci naissent, émanent et crient aux sens, elles exigent que nous reconnaissions le corps comme l'entrelacs initial de sagesse et de connaissance.

 

Tout comme le corps, les propositions d'exposition que je réalise demandent une présence intégrale ; elles doivent être activées. Je génère des espaces qui étudient la possibilité de la vie. Et, comme la mort l'est à la vie, la proximité de cette pratique artistique m'enseigne le changement, les tensions, la respiration, la fatigue. Mes projets sont des cartographies intimes du mouvement, chacun possède sa propre méthodologie ; ainsi, l’art intouchable et lointain s’effondre, et le véritable espace trouve son berceau dans le tactile de l'art vivant. »

Diarios e investigaciones teóricas

Journaux intimes et enquêtes théoriques

Investigaciones materiales 

Recherches matérielles

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D'un filage, d'un tissage, d'un langage.

De poils, de bulles, de coton et de neige. D'ongles, de cire, de cendre et de vents.

De pores, de tissus, de sens et de corps.

Je me sens vase, je me sens eau et je me sens temps. En quête de ma fertilité, de quoi ai-je besoin ? D'un système d'irrigation...

© Daniela Ibáñez Mosquera, 2020. Bogotá, Colombia

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