Daniela Ibáñez Mosquera
Artista - Antropóloga
Oxigenar la Tierra: sobre la renovación de lo dado (2024)
Oxygéner la terre, sur le renouvellement du donné
(Vers. ESP / FRN)
Las paredes que asfixian son de tierra y son rígidas. También las he llamado vasijas: están llenas. Aquí entrarás a una de tantas que se ha tejido y destejido de varias formas en mí. ¿Cómo se mueve la vida? Acompañar a las arvejas creciendo y aferrándose a lo cercano, me hace pensar que no todo es tan frío, seco y ferroso cuando se calienta y nutre con el aliento. Esta búsqueda me ha llevado a acercarme a diferentes vidas-tutores y humanos-cuidadores, aprender a cuidar, a escuchar, agrietar la tierra, y en esos vacíos, palpar fertilidades.
La instalación es construida y modificada a través de una acción performática en la que tres cuerpos femeninos navegan adentro de los ladrillos, la tierra, el tejido vivo y los tutores de hilaza de algodón que la componen. La acción performática —cargar, sostener, agrupar, caer— condensa una poética del peso, en donde el sonido de la caída resuena como el eco de generaciones que han intentado construir desde la fragilidad; así, la vasija es reconfigurada y se hace una casa en el aire. Los cuerpos prueban la maleabilidad del espacio como metáfora de hogar transitorio.
El proyecto nace un proceso de investigación acerca de Sistemas de riego y tejidos o vínculos que acompañan el crecimiento de enredaderas en huertas de Boyacá. Allí germina la idea del relacionamiento como estructura blanda y vital.
“Les murs qui asphyxient sont de terre et sont rigides. Je les ai aussi appelés "vases" (vasijas) : ils sont pleins. Ici, vous entrerez dans l'un des nombreux qui se sont tissés et détissés de diverses manières en moi. Comment la vie se meut-elle ? Accompagner les petite pois qui poussent et s'agrippent à ce qui est proche me fait penser que tout n'est pas si froid, sec et ferreux lorsqu'on le réchauffe et le nourrit par le souffle. Cette quête m'a menée à m'approcher de différentes vies-tuteurs et humains-soignants, à apprendre à soigner, à écouter, à fissurer la terre, et dans ces vides, à palper des fertilités”.
L'installation est construite et modifiée à travers une action performative où trois corps féminins naviguent à l'intérieur des briques, de la terre, du tissage vivant et des tuteurs en fil de coton qui la composent. L'action performative — charger, soutenir, regrouper, tomber — condense une poétique du poids, où le son de la chute résonne comme l'écho de générations ayant tenté de construire à partir de la fragilité ; ainsi, le vase est reconfiguré et devient une maison dans l'air. Les corps testent la malléabilité de l'espace comme métaphore d'un foyer transitoire.
De manta a cuna (2025)
Couverture-berceau
(Vers. ESP / FRN)
Luego de las aproximaciones matéricas con oxigenar la tierra me permití explorar las posibilidades plásticas del tejido que acompaña las huertas. Fue a través de la investigación de campo que realicé en Arcabuco y Moniquirá (ambos municipios del departamento de Boyacá), que comprendí la relación que el humano en diálogo al alimento, ha desarrollado para mantenernos con vida.
El nudo tutor, es el tejido que acompaña el crecimiento de las enredaderas tales como las arvejas, frijoles, tomates, güatila, entre muchas otras, para indicarles por donde es seguro crecer, les muestra el camino, de ahí que encuentren su nombre.
En esta obra viva exploro como la acción del cuidado entendida desde la práctica y la rutina, transforma una cama germinadora de vida y alimento, en una cuna de nudos tutores.
La propuesta expositiva conversa con los tiempos del cuerpo y del crecimiento, en donde es fundamental la relación constante del cuerpo cuidador con la obra gestante. Es por esto que, se provee espacios de tejido y conversación en los que se busca que la audiencia genere un vínculo y compromiso cercano con la obra de tejido orgánico, convirtiéndose en cuerpo resonante de la vida social.
Après les approches matérielles d'Oxygéner la terre (2024), je me suis autorisée à explorer les possibilités plastiques du tissage qui accompagne les potagers. C'est à travers la recherche de terrain que j'ai menée à Arcabuco et Moniquirá (su département de Boyacá, Colombie), que j'ai compris la relation que l'humain, en dialogue avec l'aliment, a développée pour nous maintenir en vie.
Le nœud tuteur est le tissage qui accompagne la croissance des plantes grimpantes telles que les petite pois, les haricots, les tomates, la güatila, parmi tant d'autres, pour leur indiquer où il est sûr de croître ; il leur montre le chemin, d’où son nom.
Dans cette œuvre vivante, j'explore comment l'action du soin, comprise comme pratique et routine, transforme un lit germoir de vie et de nourriture en un berceau de nœuds tuteurs. La proposition d'exposition dialogue avec les temps du corps et de la croissance, où la relation constante du corps-soignant avec l'œuvre-gestante est fondamentale. C'est pourquoi des espaces de tissage et de conversation sont prévus, cherchant à ce que l'audience génère un lien et un engagement étroit avec l'œuvre de tissage organique, devenant ainsi un corps résonnant de la vie sociale.

























